deux septembre.

 

Est-ce que je dois me taire? Est-ce que je dois taire mon corps? Mon corps en débat, mon corps se débat. Des bras, je m’y suis glissée et j’en ai envie encore. Envie. L’envie. Tout cela est tolérable. Je considère en-dessous. Je considère mon dessous. Je pose l’alternative, moi entre deux pôles. Je suis une femme, je n’ai pas envie de m’écraser. Pas envie de m’écraser. Je n’éradique pas. J’ai besoin d’alternative, de parcours de sorties. Compte tenue de mon féminin, l’espoir de vibrer m’emporte. Je suis reconnaissante. J’affirme mon statut.
La musique m’a emporté, elle m’a envahie et déplacer dans un nouvel espace. Là, tout est plus fort et j’ose ressentir, sans jugement. Tout se passe à l’intérieur de moi, tout est secret, je peux cacher les secrets, ils sont à moi. Ces secrets sont à moi, ils m’appartiennent. Je me mobilise devant cela, je me définis dans ma position et ma position me définie. Je ne suis pas mauvaise parce que je ressens l’interdit. Et je sens ces yeux sur moi, je dis bien ces et non ses car, ces yeux me contrôlent, ils me guettent. Les yeux n’empêchent rien. Je m’émancipe des limites, des barrières, je ne souhaite pas faire résistance. Je suis posture et je prends en charge ce que je vis, malgré les inconvénients, la peur et ses limites. Je suis désir. Je glisse. Je réfléchis au corps, je suis ce corps cela veut dire que je réfléchis dans mon entité. Tu n’es peut-être pas taillé pour ça mais moi si, je suis taillée pour vivre. La vie me taille, elle me donne la forme qui me rend existante. Je ne nie rien. Je vais en profondeur dans la complexité. Tourne la tête autant que tu voudras, toi aussi tu brûles. Je suis la peur, la peur dont tu te protèges. La morale. La mort râle. La mort à le temps d’en faire ce qu’elle voudra. Je progresse. J’applique ce qui m’ait demandé mais je me méfie. Te méfies-tu toi aussi de tout ça? Condamner le condamnable. Je ne suis pas un objet, si j’étais remplaçable, je serais une machine. Et ce qui fait que je ne suis pas remplaçable c’est que je me tiens au milieu de tout, en toute humanité. Je suis au milieu de tout ça, le monde continue à son rythme et mon rythme s’accélère. Je suis tabou. Ta bouche, que veux-tu? J’envisage d’autres angles. Cette dimension est dotée de censure car, elle attrait. Je touche au plus intime, au sacré, à l’ambiguïté qu’il faut mettre à l’abri. Le corps en impasse.
Le silence traduit le silence. Deux poids, deux mesures. Battre la mesure oui, mais à quel temps? L’articulation des rencontres, des rangs, des contres. Pour me rassurer, je me réapproprie les images, cela est plus frontal. Tu donnes et tu prends tout. Je me contente de ça mais ce n’est pas pour autant que je le suis, contente mais je me contente. Et cette confrontation sonore et physique continue encore, elle transcende le chaotique et tu as beaucoup de chance que le bruit qui t’entoure après, ne sois pas si bruyant. Dès lors que cela se place dans l’espace, il me semble qu’il crée un cercle qui n’en est pas un, le cercle du regard, de l’écoute, le cercle de l’attention. Mais par où passe ce son, ce cri? Dans quelle partie de ton corps le caches-tu?

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