huit mai 2019

Je reprends mon souffle. Laissez-moi me reprendre. Car, ça me reprend. Je retire l’espace aux volumes.
Je vole
Je hume
Humainement si
Mentionne
Pâle prince du délit
Et d’un cou, coupe le cou de « tout à coup »
Et je délie, comme si mes noeuds n’avaient plus de force, je me dilate dans l’espace jusqu’à ne plus trouver mon début et ma fin.
Dans cette course folle, je danse en plein vide
En plein vide je crie l’injustice de ce monde
Je crie la couleur
Je crie ce pays dans lequel je vis
Est-ce un rite ou bien une simple façon de voir en surface l’allure de « l’être »?
Tout y est, le nez, la bouche, les yeux, le coeur et cetera. Et pourtant il est victime d’être son propre délit
Juste là il l’est
Il est juste là
Il m’a jeté face au monde. Il m’a jeté le monde en pleine face
La question dépasse parfois la réponse
Mais c’est ainsi
Sa rencontre a sculpté ma façon de penser
Ma vision n’est plus vierge d’innocence et de naïveté. Mon corps non plus, j’ai été touché.
Il n’a même pas d’odeur, c’est à vous dire à quel point il est invisible, à quel point il n’est pas perceptible à l’oeil nu
Mon oeil est habillé et c’est là que ça cogne, que ça laisse des traces, des bleus devrais-je dire puisque la couleur est si importante au yeux du monde
Aux yeux de ce monde qui est si rond mais qui ne tourne pas rond
Ce monde qui me donne envie de vomir
De hurler
De fuir
Mais fuir n’est pas ma tare, je suis née du « bon côté » même si ce côté oublie où est son début et où est sa fin
Terreur sans tête sur terreur sans jambes
Taire sa tête et fuir à toutes jambes
Comment s’en sortir sans sortir?
Le mot se donne un temps silencieux. La menace n’est pas si noir et votre conformité n’est pas si blanche.
En silence il m’a dit
Alors silencieusement autre.

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