Neuf octobre 2018

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A cet endroit. J’aime. Je n’aime pas que. J’avance sans me presser. A cet endroit j’aimerais que tu. Pour de confuses raisons, je n’ai pas du tout envie. A cet endroit. L’automne à prêter un jour à l’été. C’est vendredi. A cet endroit. J’ai pensé. J’ai pensé et puis je t’aime mon amour. A cet endroit. Je l’ai bien aimé pour ne pas l’aimer tout à fait. A cet endroit le café noir et les fesses blanches devant notre miroir. J’aime interdire au soleil d’enlever le bas, il n’a pas de mains, je suis gagnante. Je l’allume. Il m’allume. Je brûle mais lui aussi. Égalité des natures.
Écriture dénaturée.
Il a bronzé ma poitrine. J’ai laissé certains rayons dialoguer avec mon corps en toute intimité. Je suis ouverte à la rencontre du manque. Méfiante de rien car. A cet endroit il y a un coup de soleil et le soleil d’un coup. Ceux-ci se sont faufilés en douce et en-dessous. Ma peau a rougie, elle s’est sentie piégée. Le soleil est séducteur et entreprenant, il me rassure, tu sais. A cet endroit. Les sens se disputent. Ils les prennent tous et se perdent. Tu t’enrages. Tu tends en rage. Je parle de ceux-là et de ceux-ci aussi. J’aime quand ça paraît chiffonné. Quand la mèche tombe à grand pas sur la joue du détour. A cet endroit l’ombre. Elle se plie au cou lorsque vingt et une heures tourne la tête. A cet endroit je ne sais pas ce qui donne ces battements désordonnés. Un coup de foudre? Toi! De chaud? Le soleil. De cœur? Toi. Rencontre de deux urgences disponibles. A cet endroit je suis tombée des nus et en amour. Sur toi, dans ta bouche et tes bras. J’aime les émotions contradictoires d’une exigeante souffrance que j’oublie vite. Je m’endette allégrement de quelque nostalgie pour payer la chambre du temps sans toi. Le reste du temps. J’écris. Je lis. J’imagine. J’ouvre les yeux et les jeux puisque six jours avant toi. J’aime le vrai du faux. Me tromper de route, de couleur et mot. Tomber honnêtement sur quelqu’un et un peu moins honnêtement sur moi. Je t’aime là-aussi. A cet endroit un silence assoupi sur un jour tout neuf et un linge de bain. J’aime quand la respiration ne nous appartient plus. J’ai aimé me perdre dans l’oubli et dans l’eau à cause des vagues et des vagues à l’âme. Saveur de réalité. Tout le reste est indécent. Écouter de la musique. Parler à un chat. Toucher des plantes. Dormir dans un lit vide et un peu froid. Pauvres mots perdus.

Inspirations suffocantes. Ou va la création quand elle s’ennuie? Est-ce que l’on tombe amoureux ailleurs, es-tu tombée amoureux de moi en Ukraine? Dans les Carpates? En Moldavie? Es-tu tombé amoureux du manque de moi? Sur place? A cet endroit? Est-ce que tout ça se prend à l’emporté? Instinctivement? Sans raison? Nos préliminaires dureront peut-être cent ans. Aimer raisonnablement mais à l’envers, ça fait désordre. Je n’aime pas. Après un coup de pied dans le coeur, dans les fesse, même l’instinct le plus docile se méfie quand on le rappelle. A cet endroit. J’aime les nuits qui sont longues et les bruits qui tombent avec un vrai intérêt, un intérêt entier. C’est peut-être ça la simplicité à laquelle il faut se laisser rêver. Alors je me laisse rêver à ton prochain retour, celui qui approche à grand pas, à pas de géant.
Je ne sais pas ce qui me prend mais quand je pense à toi, quelque chose me prend le coeur, le coeur est pris de bonds, tu as pris mon coeur pour de bon, je suis tienne.

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