03.06.2018

J’utilise l’écriture pour harmoniser les dissonances intérieures, pour faire taire le tumulte et le désordre. J’écris pour comprendre et aimer le silence malgré les renversements de situations. Je ne l’ai pas vu venir et pourtant, c’est là, bien concret, comme un voile qui se pose sur le temps. Ça fait mal à la loyauté et ça fait mal en l’être humain. Lettre humain. Mais de quelle être parle-t’on?
Quand je n’ai rien à écrire je confonds. J’isole. Je range. Je sépare. Je trie. Et tout s’embrouille et donne des mots. Des mots les uns après les autres. On m’a dit que j’étais un vent d’été, que l’on était un « je-ne-sais-quoi », j’ai dit stop avant le mal. Jouer, jouer, toujours jouer ne mène nul part sauf à la bêtise. Alors j’observe, de loin et même quand je suis près, je suis loin, loin de tout. Je pique comme dans une tarte pour ne pas gonfler à la cuisson, je me tâte. J’essaie. Mais je freine. Et quand je suis avec mon amour, même l’obscurité me caresse. S’il te plait, encore un été, encore un hiver, encore un printemps et un automne avec toi. Je veux être celle qui te serre, celle qui s’attache et celle qui te dérange. Prémices d’une vagabonde, juste à la lisière. Et puis la journée est passée et mes joues en sont tombées. Peut-être que l’on pourrait se rapprocher un peu? Même ton ombre est belle.
Je te donne toute ma tendresse et même plus que ma tendresse. Ma folie. Ma gaieté. Mon drame. Te sens-tu épuisé de nous? Et alors, oui on se vide, oui on se traîne parfois, oui ça nous arrache la gorge… mais alors… tombe! Ne t’en fais pas, le courant d’air rassure et emporte.

Photo: Pauline Santoni – http://pshlu.tumblr.com/

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