23.08.2017

 

Je dis je je jeu dit jeudi dix-sept août, où c’est à dire je dis ô, je dis jour et oui jour et nuit, je le dis la mort folle la morphologie de la méta de la métamorphose où la vie, la vie vit, le vice.
Comme on dit on me dit trois et trois faux fonds font sept on dit comme on le pense, c’est à dire comme le sept, le septième.
On se tait, on me tait, se taire. Tais-toi! Traître, toi. Et je pense qu’on me pense que je pense à cette pensée et de ce se suit, je suis décidée de, je suis le dé qu’on jette décidé sur le six, le double six, le chiffre chanceux qui chancelle quelle chance.
Et quand je dis vie, vis dans la vie, je le dis comme on dit, il et elle, il est à elle et elle à lui. C’est à. C’est à dire le sien, le sein, les seins un peu plus bossues, si j’ose. Un entre-deux car, entre la nuit de ton nu et le jour de tes hanches, je crépuscule. Entre le ton de ta moustache et le murmure de tes dents. Entre l’été de tes vertèbres et l’automne de tes reins. Je saisonne ton corps. Entre les pôles, entre l’épaule. Entre l’eau de ta peau et le saut de tes os. Entre les seins de tes mains et l’essaim de ton buste. Entre le moi de ton nez et l’émoi de ton haleine. Entre les pommes de tes yeux et le plat de tes omoplates, je m’aplatis, devant l’écho des corps.

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