28.01.2017

tumblr_okhqqwdoyt1t1zpezo1_1280

 

Migraine
Mi graine que l’on arrose. Ah les roses! Ces boutons. Les boutons que l’on ferme jusqu’en haut d’un dos au carré qui migre dans l aine

La tête.

C’est derrière les yeux. La douleur pousse avec ses pieds, une structure alimentaire qui se passe. Qui se passe de commentaire, de comment? Oui, mieux vaut se taire car.

Ça se passe derrière les yeux, là où ça se sait mais ça ne se dit pas. Ça s’imagine, ça se construit mais les paupières protègent les secrets. C’est un prénom qui en emmène un autre. Similaire. Identique. Une photo argentique, un moment statique. Ça plait. Ça déplait.
C’est un recto, c’est un verso, c’est un l’envers qui parle à l’endroit. C’est un manque de fer, une anémie. C’est un âne qui hennit et un cheval qui brait. Bref. Que nenni. Pas du tout ou si, c’est un numéro 3 qui passe à deux ou qui donne un premier choix, une conséquence, en conséquence, en séquences, en. C’est un maladroit qui maladroitement, adroitement, à droite me propose une escapade. Je migre. Migraine. Mi graine que l’on arrose. Ah les roses! Les boutons. En bouton. En bout de tout. Emboutonnade qui migraine, migre dans l’aine… vous dis-je.
C’est un visage qui me plait ensoleillé. Qui me rassure de profil qui diffère d’emplacement. C’est un moment où rien à d’importance où poétiquement je dirais le paysage, je dirais

Un arbre aux longs bras et aux mille doigts. Un arbre qui croit au mouvement et qui pose son corps dans l’espace en considérant l’air comme une matière première. Le paysage boit du lait, son front frustré comme une paille s’étend le long des jours aux murmures de baisers. Fouillez les flocons de neige qui mettent la chaleur en veilleuse car, porte dehors où dehors est roi. Dehors où les murs sont chargés d’espace et d’ivresse laiteuse. La ville, la chevelure en bouclier se charge des rues inutiles et voit naître l’imperceptible. La nuit rêvée.

Publicités