16.10.2016

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C’est un pull. Un pull en maille. Un pull qui me serre, qui me desserre, un pull qui sert.
Un pull chargée de fruits légers, les G aux lèvres, comme gourmand, glissant, glorieuse.
Glorieuse dans les bras lunaires, de milles fleurs variées, heureuse, ravie, d’une goutte de pluie. Plus belle que le ciel du soir et du matin. Fidèle, je parle d’un jardin. Je rêve, d’un pull en maille, d’un pull qui m’aille comme sa peau, sa peau si chaude. D’un pull froissé, froissé sous son grain de voix, tout contre ses paroles silencieuses, impatientes, hagardes de trop de désir, latente de ça. L’attente de corps mêlés, de corps sauvages, célébrant l’impossible.
Et puis ce pull, c’est un pull que j’enfile, qui file. Parfois trop court, parfois trop long. Quand je me regarde, il m’habille, me déshabille. J’en doute et puis il m’emballe, il ment par cette forme qui râle, qui baille. Il me réchauffe souvent. Et j’y trouve un espace. Un S qui passe dans la cambrure de mon dos. Docile,  il me rassure, il est sûr. Sur ma peau, ce pull.

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