10.10.2016

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Je ne peux pas me déguiser en courant d’air. Non, parce que je suis ligne qui se dilate et je veux croître dans un tube lorsque les perles de mon gosier glissent le long des fleurs et des doigts. L’eau aboie.
Je serai violoncelle. Je te tiens, toi le manteau qui part comme si tu n’étais pas en gel et en froid. Dors-tu lorsqu’il pleut?
Prestidigitatrices, les plantes avancent, encerclant, envahissant la panse. Mouvement dernier des liqueurs de précisions qui dans l’attente ont la fatigue coupée, en lettre, en dentelle, en fer grisâtre et appellent d’autres saisons.
Les arbres concentrent leurs instants dans le gramophone qui s’acharne correctement et sèchement entre l’amour et le lac, quelque part, quelconque.
Le nœud des muscles joue l’entracte et s’introduit sous l’apparence des restes. Il fuit. Qui fuit? Les mains propres qui hier, au bar, bousculaient les craies dans l’ombre des bouquets. C’est touchant d’avoir un ventre en fleur.
Les disputes sont au balcon, bien couvertes, elles attendent l’hiver. Et quand l’amour se fait mal le corps lui aussi se fait. Les larmes bavent sans raison et le couple se dissuade, il se remet à plus tard, à 17 heures. Le calme dit qu’à cette heure, la communication sent la pomme et sans la pomme la tarte est impossible.
Les feuilles rougissent devant l’automne, impressionnées par le froid, elles s’intimident. Et l’homme sous sa capuche visite l’appartement ou la septième symphonie résonne. Appasionata dit l’oreille car, aujourd’hui ça fait exactement un an que. Mais lui, je l’aime comme une nuit d’octobre.

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