02.09.2016

tumblr_n0j8x3uTOs1qe0lqqo1_500

L’écriture se perd dans la largeur de l’étendue marine, elle a la dent dure et l’oreille sourde. Le corps a porté ses fruits. La distance donne le vertige au couple. Le souffle en a marre et le quotidien se sent fatigué. La raison s’affame. L’originalité s’assagit.
Avant que la vie n’ait repris ses forces et ne donne ses leçons implacables à la tension des derniers jours en amour, il y a deux jours de chaleur caniculaire, trop pleins, nauséeux. Le culte de la douleur pour instinct c’est un peu comme – quand fond la neige, où va le blanc? –
Je suis libre d’aimer en lui ce qui peut être aimé et la distance est nécessaire car, dans la promiscuité ce que je crée se diffuse et j’inonde de mes visions. Mes doigts ont la bouche scotchée, ils se noient dans la fragmentation. Et il me manque dans la contradiction. Je décris son corps dans mon journal. Le décrire est acte d’amour. Je le capture en image.
Écrire ce que je vois mais, je vois toujours une centaine de plans à la fois et ma vision est celle d’une ivrogne. L’ivresse me coupe les jambes. Et je patiente, ça reviendra. Ces derniers mois m’ont engloutie, l’été me recrache.

Publicités