10.05.2016

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Toulouse Lautrec, le baiser.

C’est un corps pris au mot. C’est ce qu’il dit, c’est ce qu’il veut. C’est inconscient et aventureux, ça nous échappe car, on ne sait pas ce qu’il est, il bafouille dans son indétermination.
Il n’apparaît jamais tel qu’il est, il se déguise, il se découvre. Il s’oriente vers la sublimation, il est curieux dans sa pulsion. Il est au coeur, comme un noyau.
Mais qu’est-ce que c’est? Lecture de l’inconscient comme une présence. L’amour et le désir ne sont pas du même côté. D’après Freud, on ne désire pas ce que l’on aime. Personne n’est à l’abri d’une rencontre de désir. Le symptôme corps est une façon de dire le malaise, aujourd’hui peut être plus qu’avant car tout est discutable. Le rapport à la parole à changé, les mots sont plus usés et l’expression se fait compliqué alors que quand ça passe par le corps, on sait où aller. Tout passe dans le corps, il est la première vérité.
Quand on va mal, on est mal dans sa peau. Sous sa peau. Symptôme révélateur, la sensation. Il entrave. Il libère. Il se découvre.
On croit qu’on aime mais il est possible de mal aimer ou d’aimer à l’envers ou dans toutes les directions. On voudrait, mais le désir c’est ce qui reste du doute. C’est ce qui reste entre les filets du besoin et de la demande.
«  Le désir s’ébauche dans la marge où la demande se déchire du besoin » et l’attraction se transmet sans vraiment savoir que ce l’on fait. Allez jusqu’à l’os, allez au-delà du déchiffrage et du sens, dire ce qui n’ose se dire, admettre le réel, la résolution. La confrontation.
Donc Monsieur, je vous trouve très beau.

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