Chronique.

tumblr_ms8vigTJWE1rkgkd2o1_1280

Image

Un moment sans épaisseur, quelque chose qui n’est pas considéré comme une explication mais que le corps dit. Ce corps qui se plie, qui se languit dans l’évanouissement de ce qui est pensé mais jamais ne s’exprime. L’assèchement des mots et des rebondissements dans cette linéarité d’évènements.
Peut être que de ne pas avoir existé pour un me pousse à vouloir exister pour les autres. Ce corps qui sait bien plus que tout ce qui ose se dire. La brise trahie les soupçons de la chaleur dans le chantage d’avril assourdissant.
«  Tu es beau. « lui dis-je et André Gide disait que chaque désir l’a toujours plus enrichi que la possession toujours fausse de son désir. Le désir faussement s’enrichit de sa possession?
Le corps et son milieu, son juste milieu, si juste qu’il ne tergiverse en aucun cas devant le tic ou le tac des opportunités manquées. C’est la chasse à l’amour, à l’hameçon, à l’âme sans son, sensons les sens et prenons la vague, la vague à l’âme.
Et les regards jamais ne regardent avec des yeux aussi lourds. Et le hasard va trop vite? Je suis prête pour la rapidité en fougue. Je ne ressens rien, subjuguée par ce quelque chose sans structure, sauvage, sans retenue avec le flirt lent d’un changement de réalité. Le temps fait des vocalises, il chauffe sa voix plus que les jours et ne porte ni vert, ni vers, il bégaie en l’air, il réalise le vide d’expression et de J à tout va. J’y suis. Il est autant qu’il suit sa métamorphose, si j’ose.
On se croise puis, il n’y a que mémoire de deux corps, de gestes, de ce qui indirectement s’est accompli qu’ils l’aient voulu ou non. Être dans l’affolement, dans la perdition, une fille de chiffon sans articulation, des paroles en tissus, des gestes de fibres végétales.
Mais où es-tu?
C’est un reste touché, un souvenir dans un chaos apprivoisé. Et je pensais que mais l’interrogation du paysage mouille encore la modernité du féminin-masculin. Et je me retrouve horizontalement en pleurs dans l’ampleur, dans l’ample heure d’un art incandescent et c’est à travers les yeux fertiles des marquises et des marques indécises que les gestes ont été mal interprétés.
Il est préférable de rester à l’ombre des jardins en fleurs, à fleur de peau seul un bras se montre dans la prouesse d’une secousse. Manifeste où l’on se croise alors que croisement s’ignore encore. Mais avant les mots qui cristallisent les choses il y a les mots qui les font naître.

Publicités