12.04.2016

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(photo)

Tu lui as parlé d’amitié. Ça remet les choses à plat, dans l’ordre. Les arguments sont bien mieux sur le ventre. L’entre vous est au sol. C’est facile, tu le sais bien. Tu sais bien, l’amitié. L’amitié. L’amitié, cela n’engage à rien. Le plat. Le plat c’est si facile, c’est si bien ça laisse vue sur l’horizon. Ça donne une perspective aux incidents d’autres relations et je dis bien incident, ainsi, dans l’éventualité.

En toute circonstance perd de sa constance perd sa consistance, ce circoncit par le temps et reste « ce » simplement.
Avec elle c’est en parallèle. Une barre fixe qui mire la ligne droite, toujours. En tas. En tâtage de terrain, de terre qui monte aux reins et fais sentir le frisson des rencontres qu’on sent, qu’on cherche, qu’on traverse, mais sans s’investir. Sans s’inverser alors que le sens, oui, lui il s’inverse, en permanence dans l’allèchement d’un plus désirable, d’un moins compliqué. Mais on s’y plonge tout de même, sans trop se mouiller, en toute amitié. L’amour fait un plat. On prend la température, mais attention, on ne se donne pas trop, demain car, on ne sait jamais… demain… demain peut être qu’autre, demain qu’ôte sans s’investir… laisser planer le doute. Plat, né de plattus, sans relief, la courbure nulle perdue dans de larges aplats, dans une teinte unie et sur une surface relativement grande, si grande qu’on s’y perd, mais pas toutes les deux, toutes les deux, jamais on ne se perd.
C’est aujourd’hui qu’il me plait puis, pas du tout. Il a ce charme que j’aime beaucoup, ce visage particulier. Ce que je n’aime pas,  c’est ce quelque chose qui m’attire. Cette beauté dérangeante, ce dérangeant qui se fait beau.
C’est ça plus ça plus ça qui me regarde de façon désirable, qui se retourne mais, un seul de ceux-là qui flirt avec moi mais, avec l’un et pas l’autre ça passe par les yeux, en toute légèreté car, c’est le printemps, le soleil réchauffe, un premier café en terrasse et ça veut bien montrer ses jambes à qui de droit mais pas trop car, trop droit rien ne se décide, tout s’impose et nous, on décide, toutes les deux, en tout état de conscience.

On appelle ça se faire désirer, faire tourner les têtes, mais ne pas s’investir, pas là, laisser juste une partie de son odeur mais en partie, pas complètement, juste pour le souvenir d’y avoir passée mais la décision ne se prendra pas tout de suite. Le trop d’intérêts cherche l’ombre, il se fait discret, il nous fait discrètes.
C’est en apprenant à connaître l’un que je désire l’autre et regarder cet autre me fait flirter avec l’inconnu. J’aime ne rien devoir à personne. Être touchée par l’inconnu? Oui. J’aime ne pas appartenir, être un électron libre, c’est le printemps. C’est le printemps, il faut se sentir, il faut perdre le sens du tir car, dans le vide, c’est beaucoup mieux.

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