01.04.2016

Capture d’écran 2016-04-01 à 22.17.04

aequivocatione (photo)

Le voyage voit l’âge. L’âge des raisons et des sentiments volages.
Il y a des jours où j’aimerais reprendre ma vie en arrière ou à l’envers. Remettre la bande à 0. Repasser la dernière séance, à la fin, là où tout commence. C’est la mise à la vie ou à la mort qui rembobine? Qui rend les bobines visibles sur un écran en sourdine.
Un corps posé au bord des mots, fragile. Un souvenir c’est des images dans un magnétophone. C’est bruyant, grinçant.
J’apprivoise et m’apprivoise au mètre carré. J’ai rendu les clés de mon passé. L’état des lieux est effectué. J’ai déménagé.
Et il est difficile pour moi d’adopter le costume masculin. Toujours trop grand, trop petit, jamais à ma taille mais à la taille, serré. Ça m’encercle les jambes, ça protège mes pas et ça me donne envie de courir en toute liberté. L’indépendance porte un pantalon.
Je coupe court aux questions qui grimpent sur ma tête à califourchon et rendent les garçons désirables. Le pantalon est vêtement fermé, tout comme la discussion de deux corps étrangers. Alors à quoi bon?
La séduction qui émane d’un être au croisé incertain dissimule la puissance. Le geste habillé est une prise de parole.
Vivre en bonne fille ou en mauvais garçon? Vivre en bon garçon ou en mauvaise fille? Vivre fabuleusement de jambes qui tremblent d’amour et d’attraction et de tête qui se perd au bord des préjudices, des précipices des changements de couleurs de l’iris. Car pas de genre, pas de critère. Le désir se pose là où printemps il y a. La recherche de l’autre se butine, se bute et piétine même le comportement le plus respectueux. La meilleure façon d’agir. Mais agir en toute façon est-elle meilleure qu’agir de la meilleure des façons? Fassons, fassez, fassent… qu’il fasse juste ou faux ou est l’erreur quand perd la face du juste ou du faux?
Les oreilles bourdonnent et les bourdons? Ou s’en vont les bourdons?

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