Le 13 septembre 2015

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C’est un arbre. Un saut dans l’air. Un galop rapide sur lequel on accomplit des prodiges d’équilibre. Et qui? Et oui qui? Qui passe à deux roues. A deux pieds. A deux. Le ventre en avant, le reste suit. Suis mais qui? Qui encore? Encore. Correctement, pour une fois.

L’indulgence ne va pas plus vite et met en scène l’incomparable. Derrière une porte sur roulette, deux corps, par l’élégance du silence, transforment tout ce bruit, nuance insaisissable qui fait à l’absurdité un teint de porcelaine.

La suppression de la mémoire arrive main dans la main avec le temps qu’il fait et qu’il fera par le chassé-croisé d’un nouvel homme. Chassé puis croisé, le hasard s’est pris les pieds dans plusieurs hommes mais aucun ne se croise et le temps chasse toutes possibilités. C’est la nature qui l’a voulu.

Mais je continue de boire à la paille, raisonnablement. Écrasé sous les verrous, le liquide a les yeux qui brûlent dans la fumée de demain puis après demain. Peureuse mais au jour le jour, je sens que s’aggrave l’adrénaline des artichauts.

Donc j’ai pris la déraison par la manche car la raison était déjà habillée par autre, ces autres à qui les multiples crayons détournent les plumes. Je vole ce crêpage de chignon jaune, perruquier des serrures sous-marine car c’est sous l’eau que ma tête cherche les clés suffocantes d’un souffle que je ne parviens à reprendre. Prière de taire les mauvaises ondes. Je vous remercie. Je vous remède si. Ou vous?

C’est un arbre. Un saut dans l’air. Un galop rapide sur lequel on accomplit des prodiges d’équilibre.

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