Le 9 août 2015

Cy-Twombly-Naples

Ça s’accroche depuis le ventre et je rencontre. Mais non. Parce que oui. Merde. Ça bloque. A cause de quoi? Va-t’en. Va temps que. Tant que. Non reste. C’est ficelé. Ça part du ventre. Ça monte jusqu’au cou puis j’avale. Enfin. Non. Je ne veux pas cracher. Ça m’appartient. Je fuis. Ici. Tout en courant après ce corps. C’est animal. C’est odorant. Je ne m’en lasse pas. Faux. Je m’enlace de cette respiration. Je m’en lasse de cette conspiration. Cette transpiration d’ennuis. Ce moment donné. Je donne ce moment à l’élan. A l’élan qui écrit et saute d’une falaise. Plongeon libérateur. Changement de sens. Chorégraphie. Et tu m’emmerdes. Tu m’emmerdes. Tu mens mais. Nullement si. Si tu y parviens. Pars ou viens. Alors? Je m’en fous. J’assouvis. Voyons. Voyage. Voyons si le voyage est plus intelligent que moi pour séparer deux corps.

Ça fait peur. Le retour fait peur. Ici l’espace solide gesticule sur l’eau bronzée. Ici et là les falaises gonflées tremblent à travers la vapeur de la surdité. De quoi faire une sécheresse de cette nudité étendue comme une sérénité aérée, moussue, indépendante qui suggère le trou de mémoire des jours précédemment bruyant dans ce corps où mon doigt est comme posé sur une bouche invisible. On fait le vide du bruit et on se remplit de vaste, de lunatiques humeurs grandiosement mouvantes sur le vent libéré qui se coule sur une roue qui peut être est en train de tourner.

Oeuvre: Cy Twombly

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