Le 7 août 2015

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A cet endroit. J’aime. Je n’aime pas que. J’avance sans me presser. A cet endroit j’aimerais que tu. Pour de confuses raisons, je n’ai pas du tout envie. A cet endroit. L’automne à prêter un jour à l’été. A cet endroit. J’ai pensé. J’ai pensé que ça c’était retiré. A cet endroit. Je l’ai bien aimé pour ne pas l’aimer tout à fait. A cet endroit le café noir et les fesses blanches. J’aime interdire au soleil d’enlever le bas, il n’a pas de mains, je suis gagnante. Je l’allume. Il m’allume. Je brûle mais lui aussi. Égalité des natures. Écriture dénaturée. Il a bronzé ma poitrine. J’ai laissé certains rayons dialoguer avec mon corps en toute intimité. Je suis ouverte à la rencontre. Méfiante de rien car. A cet endroit il y a un coup de soleil et d’œil. Ceux-ci se sont faufilés en douce et en-dessous. Ma peau a rougie, elle s’est sentie piégée. Le soleil est séducteur et entreprenant, ça change des hommes. A cet endroit. Les sens se disputent. Ils les prennent tous et se perdent. Je parle de ceux-là et de ceux-ci aussi. J’aime quand ça paraît chiffonné. Quand la mèche tombe à grand pas sur la joue du détour. A cet endroit l’ombre. Elle se plie au cou lorsque vingt et une heures tourne la tête. A cet endroit je ne sais pas ce qui donne ces battements désordonnés. Un coup de foudre? De chaud? De cœur? Rencontre de deux urgences disponibles. A cet endroit je suis tombée des nus, sur lui, dans sa bouche et ses bras. J’aime les émotions contradictoires d’une exigeante souffrance que j’oublie vite. Je m’endette allégrement de quelque nostalgie pour payer la chambre des mes vacances. Le reste du temps. J’écris. Je lis. J’imagine. J’ouvre les yeux et les jeux puisque demain. J’aime le vrai du faux. Me tromper de route, de couleur et d’amour. Tomber honnêtement sur quelqu’un et un peu moins honnêtement sur celui-ci. Sur des cons. A cet endroit un silence assoupi sur un jour tout neuf et un linge de bain. J’aime quand la respiration ne nous appartient plus. J’ai aimé me perdre dans l’oubli et dans l’eau à cause des vagues et des vagues à l’âme. Saveur de réalité. Tout le reste est indécent. Écouter de la musique. Parler à un chat. Toucher des plantes. Dormir dans un lit vide et un peu froid. Pauvres mots perdus. Inspirations suffocantes. Ou va la création quand elle s’ennuie? Est-ce que l’on tombe amoureux ailleurs? Sur place? A cet endroit? Est-ce que tout ça se prend à l’emporté? Instinctivement? Sans raison? Nos préliminaires dureront peut-être cent ans. Aimer raisonnablement mais à l’envers, ça fait désordre. Je n’aime pas. Après un coup de pied dans le coeur même l’instinct le plus docile se méfie quand on le rappelle. Le désamour. A cet endroit. J’aime les nuits qui sont longues et les bruits qui tombent avec un vrai intérêt, un intérêt entier. C’est peut-être ça la simplicité à laquelle il faut se laisser rêver.

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