Le 11 mai 2015

tumblr_morqg77Pl31r1z303o1_500

A peine avec peine, la hauteur parfaite qui tourne les talons. J’inspire le vide, je tourne à angle droit. L’abondance d’une plume de paon me surprend. Bien sûr je suis en dessous, je sais, tu sais, en dessous de tout, en dessous mais voilà. En dessous c’est doux, c’est confortable, c’est amer, c’est pesant, c’est écœurant, c’est en dessous, c’est en dentelle. En dessous.
C’est dimanche, je ne comprends pas pourquoi on est là sans rien oser se dire. Autrement, dire les choses à temps; exprimer l’envie, avouer le désir sans rosir, tu vois, tu vois s’élancer comme ça je voudrais oui, ressentir l’élan, le susciter, l’absorber, le provoquer, l’imaginer, l’initier, m’y engouffrer, m’y essouffler, m’y suspendre.
Rien ne coïncide, pourtant l’histoire est commune. C’est inspirant. J’aime que ça se produise quand tu, quand, quand ça chagrine c’est chaud dans mon dos et tu sais, cette combinaison noire qui s’ouvre en deux. J’ai souri. Le tissu léger qui marche sur mes bras nus, tu sais.
Après, tellement, vient désormais là. En résumé, c’est ça.
Un pas en avant. Un faux pas sûrement. Trois pas en arrière. Maîtriser l’inertie. Parfaitement.
J’aurais peut être dû mentir, après les sentiment qui se baladent. J’aurais peut être du mentir entre plaisir et malaise. J’hésite entre malaise et plaisir. Malaise. Plaisir. Ça chute, ça donne envie de cracher. A cracher toute entière. Mais ça s’évapore, c’est insaisissable, j’aime à imaginer décortiquer l’insaisissable. Volatile et léger, quelque chose qui traverse mais ne s’installe pas. Comme un sourire au bout d’un pont.
Empêchez-moi. Tirez-moi par la manche. Détournez-moi. Je n’ai pas envie de sortir je. Du bout du doigt je. Oui. Du bout des lèvres aussi. Je. Oui. Dehors, il y a tous ces cœurs qui s’entassent, il y a des cœurs, des cœurs absents, précieux, en cascade. Des cœurs étonnants, des cœurs qui s’étonnent, des cœurs anonymes, des cœurs qui me dérangent. Des cœurs en avalanche. Des cœurs qui avalent, des cœurs qui flanchent, des cœurs qui m’indiffèrent.

En fait, moi non plus.

Publicités