Le 29 avril 2015

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Avant.
Tout est question d’amour. Les circonstances nous font manquer d’air. La peau et les os, voilà ce qui nous restent lorsque tout s’émiette. Le ruban qui éclate et ne tient plus rien. Vient le vide, la tristesse, l’inertie d’un quotidien. Et je vais mal, j’ai mal, physiquement et mentalement. J’ai mal aux os, aux côtes, aux idées et à la hanche. Je vois mal, sens mal et entends mal. J’incarne l’archivage.
Pendant.
Quand on reste trop longtemps à la même place, il faut s’en séparer violemment. Mettre la bride à cette histoire qui nous fait aller là où elle veut et montrer que c’est bel et bien nous qui choisissons la direction. J’ai les rennes en mains, je prends de l’autre côté.
La roue tourne, le seau se vide, le saut aussi d’ailleurs. Vertige. Longue étendue déserte qu’est le calme plat et, c’est beau. Tout reste à écrire du réel. Alors buvons quand la vérité est ailleurs et qu’on entend plus. La beauté de regarder en-haut reste. On lit, on apprend. On lie et on apprend différemment. Je sais ce qui m’attends et je ne suis pas du tout qualifiée pour ça mais je n’ai pas besoin de l’être, je me protège. Je tire même à côté de ce qui me fait du bien et j’en ris parfois.
J’ai mal, j’ai comme une douleur au dos qui m’empêche d’être droite, plus tard je me redresserai. J’aurais l’écorce d’une orange mais je ne tourne pas rond pour autant car, la terre est aussi bleue qu’elle.
Il reste le bruit de la vie. L’écriture honnête. Elle est en culotte, les jambes nues, sans soutient-gorge, elle pointe parfois. Tant pis elle est mon corps.
Je ferme les yeux et je sais qu’ici le sable me chauffe encore les pieds. Serais-tu capable de me passer une main dans le dos et me dire que tout va bien se passer?
Je marche, je suis en pèlerinage. Il suffit de changer de chaussures. Je vole avec les yeux et je triche à travers mes doigts.
C’est l’attention qui compte, c’est elle qui dépose des bidons d’eau le long des routes à l’assoiffée. Avec toi, je suis morte de soif.
Après.
Donc, l’amour c’est une peu comme bronzer en plein soleil. Tôt ou tard le bronzage s’en va et la peau reste et heureusement, c’est une autre soleil qui vient nous réchauffer. Ça change de forme, tout simplement.

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