Le 24 mars 2015

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Et ça commence par les yeux qui nous tombent au cou qui nous serrent la gorge et qui égorgent un désir qui se cogne dans le bas ventre. Et c’est insupportable et c’est un support stable. Cette ablation du corps qui empêche à la jupe de tomber sans pli, cent plis, s’emplit alors les pages.
Il y a ça, ce premier ça et tout ça mais « sa » lui appartient, je ne touche pas à ça mais à sa oui.
Doucement, en douce, en douze, en dix, en discussion. Si on? Ce rendez-vous là.
Sûrement que j’ai tort. Sûrement que j’y tord la moindre respiration. Mon ventre bouge, il est vivant, il est vie plus que vent, vivant au jour le jour, il est journellement mien et seulement mes doigts le comprennent. Prennent alors un sens mes peurs, peureusement sourdes. Je ne suis pas lâche, H comme haletant, ah le temps… Tant que H.
Pas vraiment, pas assez, pas à sa guise à elle. Et l’aventure dès lors essentielle car essentiellement, c’est celle de ne pas avoir et donc de désirer et de poursuivre, la grande aventure, désirant, poursuivant, quitte à ne jamais tout avoir, alors au moins pour ne pas tout perdre, c’est d’écrire et décrire, tracer et retracer désir et poursuite qui cause l’émotion, les motions d’une respiration.
Je rationne, sous-alimente, pas d’étalement, d’épaisseur, presque pas de chair, de consistance mais une frêle ossature de texte dans beaucoup de marge car mes contours sont larges, sans largeur telle une minuscule différence dans l’équilibre des affections devient immédiatement illimité. Donc sans limite donc s’en limite les manches qui trop courtes ne cache plus mes poignées ou mes poignets, ma force, ma féminité.

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