Le 07 décembre 2014

10396272_471422639662254_3805071497721292657_n

Baisers malhabiles boursouflés de sentiments sublimes. Baisers insensés. Baisers prolongés. Baisers hurlant et claquant les portes en arrachant les masques et tant pis si la peau et la chair viennent avec. Baisers de grâce et de manière parce qu’un peu plus à gauche, à droite, non plus haut ou plus bas. Stop. Précipiter, ralentir, couper le rythme et puis couper encore comme une façon simple et implacable. Baisers imprudents. Ni plus ni moins. Baisers qui se jettent dans la passion sans attendre que le contexte leur soit moins adverse.

Des baisers fous, je vous dis.

Et puis, ces démangeaisons qui rejettent avec dégoût tous les chantages au manque de tact, de t’as que ce que tu. Que du recyclage de sentiments qui finit en moisissure, en moi pas si sûr. Pas si sur le carreau que ça.

Je me demande si je ne me prends pas les pieds dans les mots.

Vivre pour que la langue touche la grisaille. Le cœur en chariot sur un air d’opéra manque d’ôter sa perruque et de devenir homme. Homme surprenant contre homme flânant, je dis oui comme à un mercredi soir où tout peut basculer dans l’agréable intérêt d’un sourire derrière un comptoir. Sans amour ni haine, l’amour se tasse la colonne vertébrale.

Vivre dans une démesure admirable avec les paupières mal ajustées et les lèvres toujours hypocrites.

Publicités