Le 02 décembre 2014

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Ton corps parle en baillant et je ne comprends rien. Mes gestes articulent timidement et tu ne lis pas sur eux.
Portes-tu une cravate quand c’est le chaos? Car, ça l’est. Il est temps que tes mots s’habillent plus élégamment.
Tu as peut-être baissé le son. Tes bras m’ont peut être manipulée, dupée. Et alors? Ça fait toujours mal?
Est-ce que ton désir à le coude aussi renforcer que le mien car, si c’est le cas, j’aime les rendez-vous de 17 heures quand le froid porte une écharpe et que la nuit sort nue.
Décembre dégage son visage, la frustration baille quand elle a faim. Novembre porte une alliance, il s’est marié avec l’oubli. Félicitations, le bouquet est tombé aux pieds de la déception, encore une fois.
Ça rate mais je respire toujours juste alors que tout faiblit tranquillement. Je tire sur la ficelle, tu lâches. Tu tires sur la ficelle, je lâche. A force de pommader la déconvenue c’est l’insignifiance qui s’hydrate.
Prendras-tu un bain avec moi à hauteur de bouche?
Ton désintérêt transpire et je n’ai pas les yeux bandés, je vaux mieux qu’une auréole.
As-tu remarqué que les questions les plus intimes sont toujours posées au moment du dernier élan?
Ton comportement est comme une chaise sans accoudoir et j’ai parfois besoin de reposer mes bras, de me sentir soutenue.
Sais-tu plonger là où ça fait peur? Saisis-tu l’instant où le laisses-tu courir en toute liberté?
Voudrais-tu encore une fois respirer mon cou?

On se tutoie, n’est-ce pas?

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