Le 10 novembre 2014

tumblr_n7fkyh3Q5q1r7p7tso1_400

Un nouveau rendez-vous, rituel d’endormissement pour évacuer celui qui ne souhaite par vraiment être là. Les arbres ont la tête embuée. Qu’est-ce que l’on risque quand le ciel est bouché? Le point que je souhaite est comme le nerf de la guerre alors il endort les rencontres plus qu’il n’en dore l’expectative.
J’essaie de le contrer dans une respiration mais l’esprit se vide et la mauvaise posture donne vite une crampe à l’entêtement. Et je m’enivre. Je vendange le vin de mes yeux, j’y presse tous les grains qui pourraient me nuire, pieds nus, pour mieux sentir, même cela, ainsi le veut la nuit. La nuit à laquelle s’adosse la parole lancée comme une canne dans le silence de la phrase. La canne qui un jour ne tiendra plus, un jour à l’automne quand l’année, raisin, gonfle jusqu’au détournement d’un mal en bouche qui est mal embouché ou trop mâle ou trop bouché et qui se distille au travers d’un mutisme.
Il vendange, il pressure car trop prêt ou pas sûr mais trop près du sur alors il écrase l’égarement du sous et du saoûl comme un oeil qu’il m’est en cave. Encavement d’un toucher afin qu’une bouche ait soif plus tard de cela, une bouche tardive qui ressemble à l’aveuglement retordu d’une envie d’être regardée. Une bouche qui remonte de l’enfance, d’une succession de déceptions qui ivres, luisent quand enfin se mouille la lèvre.

Publicités