Le 15 octobre 2014

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Bonnet de pierres.

Sourdes les boucles généreuses des couleurs autour du beau visage de l’automne. La pomme ivre brunie par l’haleine au jeu qu’elle joue avec le reflet des beaux jours. La paysage paraît blessé. La main pleine d’heures. D’un oeil à l’autre ton souvenir passe. L’automne, silhouette voyageuse du sentiment. Le vent frais vient décapiter les jupes légères. Qui gagne, qui perd quand le froid dit son premier mot?

Je mange le plus muet et le plus muet me mange dans les mains. L’hiver monte à la corde, la corde étrangle le pendu et dans le miroir c’est dimanche. La bouche parle sans mentir.

Creuser dans le vaste un sentiment qui n’est pas serré. Ta fine bouche fait de la poussière face à face et face à la suite du cortège. Ta bouche chemine noiraude depuis hier raz-le-bol olfactif faiseur heureux. Aux tables longues trinquent ton dos qui boit les cours des ombres efficientes. La joue creuse du soir qui tombe la paupière aux majestueux trinqueurs qui portent le vide à la bouche mieux que le plein car, la peur déborde face à la peur. Reflet narcissiquement lâche d’un homme qui coupe court et coud le vent sans aucune matière.

Quand la pendule du désir balance entre toujours et jamais, le manqué hante ce qui maintenant s’enfonce et se soulève. Octobre s’apprête à embrasser novembre sur la bouche, encore.

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