Le 8 octobre 2014

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Les ombres qui traînent restent impassibles et quelconques. La solitude a des sueurs inquiètes face à l’excitation anormale d’un homme en vélo de courses que je regarde à la dérobée. Enrobée, comme si mon contrôle me glissait des mains. Tomber la robe. Plaidoyer pour un sursaut car, l’impression de frotter toujours la même assiette coupe mon appétit et les ponts. Mes talons glissent à présent sur le carrelage, ils écrasent mon entêtement. La dissimulation reste sans ligne ni limite à la manière de la fumée où les frontières des corps se diluent. Il y a les désirs sans réponse d’une question qui peine à être formulée. Le plissement du soleil. Une manche gigot. La respiration de mes articulations.
Ne plus savoir ce que je ne veux pas dire. Vouloir me perdre en me reconnaissant.
L’expérience trafique l’apparence, elle gratte les contours trop lisibles. L’avantage du regard c’est qu’il a la parole confisquée, il panse les préoccupations et nous permet de nous perdre dans des effets de surfaces. Au bord des métaphores il y a toujours un tout qui diffère en fonction des contextes.
Le mouvement entre la posture de l’imposture et l’imposture de la posture, j’hésite.
Le bas-ventre danse en premier puis, les bras viennent le prolonger. Soulever.
Un hasard, un détail, une mémoire… Les survivants apprennent à cohabiter avec les nouveaux. La roue tourne et la fiancée a des yeux de bois.
Mon corps est piqué par les exigences bâties par une gestuelle qui se distingue par ses cassures. A force de répétition, le mouvement en devient étincelant. Faire l’expérience du monde dans un autre corps.

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