Le 29 septembre 2014

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Je décolle cet amour de ma peau, j’en mue. Cette fois je me retrouve face à la glace et à l’évidence. On se remet tous de l’amour mais on s’en remet aussi tous, on s’y confond. C’est comme un caillou qu’on laisse, une pesanteur qui m’a appris à donner du poids au sens. La vie, j’avais besoin de la sentir plus lourde parce que plus concrète et plus présente. Présent/Sauvage. Craintivement actuelle l’idée qu’il se fait. L’espoir c’est une position inconfortable à laquelle je voulais m’habituer. Un ventre trop plein contre une bouche trop vide. C’est le désir qui nous pousse à nous éprendre de l’autre, celui de vouloir polir un être et l’être en retour. L’envie de se laisser connaître s’est couper la pointe des cheveux.
La peur rime avec lourdeur mais les sentiments sont bien plus pertinents, ils nous amènent à vouloir essayer, ils nous donnent du cran. La fuite, c’est des rideaux que tu places devant la fenêtre, la mienne c’est ouverte et j’y vois enfin plus clair. On ne peut pas pousser à aimer, on peut juste espérer que l’autre aie envie de le faire. Je m’en vais. Je mens. V comme voile. Mettre les voiles. Je laisse le doute à septembre, octobre est là pour tomber les feuilles et les bras, novembre nettoiera et décembre on verra.

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