Le 20 septembre 2014

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L’odeur, confidence populaire. Intime puisque flottante à fleur de peau comme une partie émergée du tempérament. Publique parce que parlante à la narine. Elle fourre nos souvenirs, elle nous drape dans son « dire » comme une personnalité cachée, elle fait passer le mot de ce qui doit être retenu. Intuitive et révélatrice. Elle se véhicule dans l’imaginaire, chemin sensoriel lié à un secret indomptable que l’on nomme la mémoire.
Les fioles de parfum ventrues. Des archives en bouteille. Expressions olfactives libres et spontanées.
Qu’est-ce qu’un parfum sinon une expression du tempérament de son « auteur », une métaphore de séduction et de désir où précisément l’absence de caractère est fatale.
Émanation du corps, comme un arôme, l’autoportrait d’un langage précis. Le relent se butte comme une mélodie, il amène une cadence, un rythme sur le psyché, une manière des plus immédiate et primaire d’enlever toute sécurité.
L’odeur explique au vent, elle laisse une trace, une esthétique nouvelle, un vocabulaire en usage comme celui de la musique, description de formes.
Le parfum est une abstraction primaire, il peut traduire un monde, un courant d’idées, un style de vie autant qu’une manière d’être. Une évocation intimiste. Il est le premier pas dans l’intimité d’autrui et est bien souvent accompagné d’un message. Nous ne sentons que certaine personne donc; la volupté ne se conçoit que lorsqu’elle est personnalisée.

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