Le 26 août 2014

Numériser

L’équilibre. L’équilibre sans les roues, juste les jambes. Tirez la langue Mademoiselle, montrez ce corps, sans ordre, ce corps qui prend les mesures sans rien comprendre aux raisons. Il regarde de profil car le profil est beau; plus que le face qui malgré sa franchise est pile à côté. Le dos se cambre, la posture fixe un point de mire, un point de repère pour tenir droit. Les différences ont les feuilles jaunies. Début d’automne, tout tombe. Il y a des choses dont il faut prendre l’habitude avant d’en avoir le goût. J’aurais pu l’être, ce elle. Tu devines?

Audacieuse bousculade quand on s’y plonge sans respiration. Le souffle manque et ça tape sur le cœur et la tête. L’illusion fantasmée de l’intérêt que l’on avait alors qu’il n’en est rien. Juste la trahison des sens. Et on se sent con. On est déçu. Je suis déçue de ne voir qu’un trait pointillé sur mon corps en guise de vérité. Et le temps passe sans nous attendre. La nature reste et on vieillit. On se rate malgré l’essai. Le changement secoue même la plus brève des rencontres. Et on se gaspille, ce n’est pourtant pas faute d’avoir essayé. Mardi pluvieux. Un mardi où tout parait un peu plus vieux.

 

Photo: Alix Bigler.

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