Le 29 juillet 2014

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On avance. Ligne droite. Ligne continue. On tangue. On accélère. On croise. On recroise. Chacun son rythme. Il y a ceux de derrière, ceux de devant. On dépasse les limites; ses limites. Conduite obsolète. On est devancé par les plus pressés et par les évènements. On continue. On avance encore pour arriver au point B. On tourne à gauche et à droite. On retourne la situation dans sa tête pour trouver un pétale de compréhension. On croise des numéros. Des 1. Des 8. Des 6. On s’égare dans les roues qui nous font perdre le sens, la tête et le nord. Ligne droite. Toujours. Péage. Nouvelle étape. On ne sait jamais, peut être que cette fois c’est la bonne. On s’arrête. On fait des pauses dans les aires. On s’appuie sur ses jambes. On s’accroupit parce que le souffle vient à manquer sur cette course effrénée de la recherche. Manque de solidité illusoire.
On reprend. On continue. Encore un peu. Un tout petit peu. On espère. On a peur de l’accident qui nous couperait les jambes. Pas de stop. Pas de choix. Juste l’envie de se sentir vivante et aimée. Les morceaux changent. Les humeurs. Les gens. Il y a ceux qu’on laisse. Qu’on délaisse. Ceux qui nous surprennent à une bifurcation et qui nous accompagnent le temps d’un trajet. On ne sait jamais, après tout.
70 80 100… On s’adapte à la vitesse pour ne pas déranger même si le ventre a mal et que les yeux sont mouillés.
Tu as peur. J’ai peur. On a peur. Le monde a peur. Au fond, on s’en fout car, on peut klaxonner. Freiner. Mettre la troisième. On peut vivre avec un nouveau parfum. Changer de peau et d’odeur. La route est longue ou courte. Ca dépend. Tout nous bouleverse. Même la ligne la plus droite.
On cherche tous un endroit où stationner. Le temps d’un passage.

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