Le 19 juillet 2014

tumblr_mkndkcbvBK1qe5ai2o1_500
Se suspendre à un bruit ou à une toux qui étrangle, quand bien même, cela ne passerait pas. La continuité se met en scène et se travaille comme un lâcher prise pour mincir et creuser ses joues dans les souvenirs, comme un mouvement, origine de notre lien à la vérité. Il faut donc du temps, trois fois plus qu’à la normale car cette fois-ci, le corps est mouillé. Mais pas que.

Si je mens laissez le balcon ouvert, l’esprit tente de se cuirasser du certain. Le scepticisme se porte en bandoulière, je lance des cacahuètes et ne nomme pas l’élocution avant de la remplir. Je souligne l’évocation dans les pas de l’autre, une danse sur une danse. Je m’adapte à la cadence, sans horaire.
Quand le mouvement est découpé en séquence pour magnifier un non-dit. La toile se pose sur les envies qui sont des pinceaux voltigeurs et qui font valser les rideaux éclaboussés par la tension. L’émotion prend la gorge et lui donne des airs fragiles, pleut alors le désir d’un amour fou et impossible. Boiteuse la sensation parcourt la scène avec un corps désarticulé en proie aux tourments de la quête du sens. Le manque m’envahit quand il enfile une robe de nuit aperçue sur une histoire bossue. Tout se bouscule, je perds les manches qui ressentent une fatigue tapissée. Le ressenti est maculé d’images et entaché par les remarques des autres. Trois cailloux et trois oranges pour remplir le vide traversé par mes histoires de corps. Venise tisse des réflexions, provoque des noeuds et m’emmêle. Le soleil tire mes ficelles pour m’emmener là où ça tend.

La morale au ventre. Le cœur en vertige.

Publicités