Le 4 juillet 2014

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C’était à la je ne sais quoi, et bien avant que ou bien après que la minute ne sois plus à l’heure qui ne sera pas et j’ai vite compris que le temps et tout autre était ailleurs.
Insomnie ou quand le jour commence au bord de la nuit. Les pieds en éventail, les questionnements se prélassent sous le silence garni.
Le moment sans fin ni lieu où l’étendue comme une main trop lisse avait décidé de s’allonger pour détendre son mal de tête.
A l’oubli des gens qui se tiennent à carreaux et en équilibre sur la chair d’un œuf, un grand rideau d’objets inutiles attend le cul bien posé sur un banc avec rien devant et tout après.
Mon intérêt pour il s’en va gentiment les poings dans les poches. Son aube casse au fond de mon gosier, c’est dans la mâchoire des nuages que je me laisse aller comme une chevelure faite de dés. Je tire et la serrure siffle quand je parle à voix basse et pour me soulager, les armoires quotidiennes où se défont les corps humains trient mes pulsions vestimentairement colériques.
Cependant, minuit est distribué au passé qui se prend dans les racines. J’ai crié « Au loup ! » comme pour mettre en garde mon cœur haleinant comme une virgule que le feu lace de cordes rougies sous l’odeur des Chants de Maldoror.
Et voici : Les murs sont des places toutes debout, dues au manque de sommeil. Si je m’éveille, mon rêve marche encore dedans.
Et voilà, un nul part est parti à partir d’un toujours, toujours reporté. L’indifférence rend muette la stupeur contagieuse d’un emmerdement qui devient fou. Je change de place à côté de moi-même, j’en ai assez que ses yeux tombants me guettent. Le manque a décalqué sur lui des espoirs mais ça claque dans la mémoire de l’air. Personne ne saura rien de la scène de la nuit. Personne ne saura que pour une fois le fer rouge a marqué une plaie sans consistance. Et ma bouche m’entretient de cela et aussi de ce qui n’est pas et me fait dans le même temps et le temps juste le récit d’un linge dans lequel je me glisse.
Je vais à présent dans les couloirs dont les angles rarement droits bouclent la bouche qui baille souvent devant les nombreux visages.
Alors je perds la face, la face penchée par-dessus moi. Le ciel est ouvert lorsqu’on dort. Les gants sont plus vivants qu’une main mais les miroirs sont si surpeuplés qu’on n’y voit plus rien.
Si le soleil une seule fois me parlait à l’oreille, je lui tiendrais la corde raide des sensations tactiles hissées sur l’escabeau de l’ouïe. La perche traîtresse des regards s’ennuie entre les doigts qui ferment l’œil. Carnage illusoire sous couvert de la foudre qui écoute les « on-dit-qu’il-passe-vite-à-autre-chose ».
Et la lune salée m’a assoiffée. Tandis qu’être en compagnie de Morphée ronfle sur le bruit de ma connerie.

 

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