Le 25 juin 2014

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Le silence en bouquet dans ma gorge et en toute incandescence. Est-ce un baiser battu en neige et tracé à la craie d’un cube d’air ?

Le débordement a la même place qu’un os transformé en battement de pendule. Le corps en nausée. Et, je suis coincée dans un moi plein à l’intérieur et vide de ses contours : ce qui n’est qu’une supposition.

Le fil de mes humeurs est pendu sur un homme sans épaules à travers l’espace compris entre le vide et son apparence creuse. Vue de dos comme un bras cousu sur une omoplate, son ombre paraissait relativement longue. Infiniment longue.

Il y a un risque qui n’est autre que ce manque de risque et c’est là seulement que les choses se passent, quand le corps se retrouve sous la peau sans lumière. Dessous ondulait un chagrin jamais peigné.

Le noir est plutôt noir, je ne me vois pas sous mes vêtements nocturnes et je pense parfois être la nuit. Je suis confuse. Les évidences ont tracé autour de moi la ceinture peureuse d’une femme qui passe dans la vie avec un bruit de robe arrachée.

Les débris sonores d’un train imite dans ses roues l’accent incohérent du vent dont les secousses de l’été et sa lingerie font baisser les yeux. Mon optimisme pend au plafond et mes lèvres balaient d’un orgasme les vestiges d’homme.

A PART CELA : Un jour, je te quitterai.

CEPENDANT : Mon corps est un tissu froissé de revenants et cela fait pâlir la poche de mon intérieur.

Une omelette de hasards éclate face à la cuisson des signes que je croise en librairie, quelque part, comme un pneu.

Et j’ai besoin de voir la mer dont j’ai faim de perdre et de prendre la fuite.

L’amour est un secret répandu très volontiers mais qui manque de place car, d’un simple aller, je déborde de tous côtés comme si ma limite était illimitée ET personne n’est capable d’essuyer mes pieds que la conscience mouille.

Voyez comme le frisson qui se hâte sous les orages excite le cœur épépiné que les réflexes lissent dans l’écho épuisé.

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