Le 15 juin 2014

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Bombe à retardement.

Mes oreilles font preuve d’acidité. L’étonnement passe ses bras autour de mon cou. Verdi me donne de l’élan. Le doute avance les yeux bandés et je fais de la balançoire face à une chemise imprimée. Le verbe cristallise la pensée, un mot de trop ou de pas assez c’est un peu comme un baiser gâché.

Ça chatouille, ça mousse, c’est comme des hommes savonneux, des joueurs de billes sur les moments de propreté.

J’aimerais ramasser mes humeurs et les lancer comme des pierres lorsque je suis un peu sonnée et que les perceptions sont foireuses.

J’essaie d’attraper les syllabes et les opportunités quitte à sauter trop haut et à retomber sur le nez. Non, ne touchez pas au profil, n’y touchez pas ! Je place la chute sous mes paupières. Je flotte au-dessus de la conviction, ça me fait sentir un peu moins con. J’ai les jambes en pleine confusion, le ventre en coton et je ne mène pas large devant tout ce débordement. Je sursaute phrase par phrase mais sans perdre le fil, c’est difficile d’articuler le mois de juin qui met au coin la belle histoire et en bouteille l’envie de courir nue et de sortir sous la pluie.

Le réel peut entièrement s’absenter du moment où le semblable chasse l’invraisemblable. Mais le réel est-il ce qui d’expérience est raté à saisir ?

Le mouvement, exil et retour infini. Vertige des gestes.

Bras, jambes, épaules : L’évidence se fait main et centre l’étendue dans un vieux pantalon. Je piétine le redoutable qui n’existe pas objectivement mais qui existe et se fixe. Je dégourdis mes formes à tâtons.

Mon corps est tombé sur et en amour. Mon estomac fait aller, mal et abstraction de cette chronique importune qui déforme mon raisonnable. L’irritabilité met au ban et à bout mon impassibilité. Tout est sans dessus-dessous. Je me penche sur l’embarras des frissons. L’instance déborde et séduit la privation.

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