Le 11 juin 2014

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Mes jambes bégaient, mes mains bavent et mon ventre serre les dents. Mon texte s’exprime et mes doigts articulent mal. La vie nous fait des croches-pieds pour qu’on prenne le temps de tomber, je tombe des nus face à l’euphorie de l’assouvissement.

Ça fait l’effet d’une roue, « ruota », rotation, frissons et on change de sens. On tourne la scène comme une manivelle et sur les mots on va on vient. Je tiens mon but du bout des doigts et une renversante béatitude qui complait l’immédiat.

La position d’une victime contemporaine qu’est l’assemblage de mes textes. Le cordage d’une éloquence classique et d’une interprétation moderne.

Élans impulsifs et désirs contradictoires. Je me tire en arrière de peur de mal faire mais de faire pour faire bien mais au final ça tourne trop, je suis à l’envers comme une gauchère.

Ça s’apprivoise, ça se braque, ça envoûte, ça marche, ça s’impose, ça tyrannise.

Le timbre fait défaillir le flottement de l’équivoque. Mon encodage est mon ricochet, mon ambition une incidence et mon écart de limites résonne comme une impertinence.

Le temps fait douter parce que l’on n’a pas envie d’en perdre, j’atterre la perte, je prends le temps et du bon temps.

Ma pièce et moi on s’est mises de côté et dans le vide afin de balancer nos pieds. Enfin, la réalité commence à me chatouiller, j’entends.

 

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