Le 5 juin 2014

Scan456

Tomber. Mal tomber sur la vie qui parle du nez et qui parle toujours pour les autres. Changer. Penser changer alors que c’est le monde qui change, les vitres qui s’épaississent, les hommes qui se défilent, les dents qui se serrent, les mots plus froids et les cœurs trop lourds. C’est les corps trop vides, c’est les gares trop pleines c’est l’accolure qui perd son goût.

Ne pas trébucher sur la présomption qui se nourrit de mémoire et non de preuves. Autrement. L’autre ment. Il se manifeste sous un sac et un clair-obscur si clair qu’il en devient obscur. Quoi ? J’ai besoin d’un peu de secret sinon, que reste-t-il à décider ?

Je pensais que la peur était absurde, je sais maintenant qu’elle est contestable.

Les sentiments humides font que le corps se boutonne jusqu’au cou tandis qu’il cherche une posture moins inconfortable, un soutient qui évite la crampe à la frustration qui elle s’installe sur un banc en faisant des bulles avec le bruit du vent.

Et puis zut, le ventre en escalier peine à atteindre l’étage. Le désir est futé, il se porte au poignet. Le monde s’endort et tout se démène. Silence, juste une symphonie solaire qui s’aplatit et se cale sur ma peau et j’évente un air d’été dans la flatulence du printemps. Avant que je me range, il ne faudrait pas trop me toucher, m’effleurer, m’humaniser moi qui tâtonne si le destin prendra bien soin de tout. Je détruits tout, je gratte aux portes pour apercevoir les cuisses déboussolées du quotidien qui d’ici s’effeuillent.

Et encore, la luxure de mes pensées via le pont et le tournis. Petit moineau que je câline sous un pull-over rouge qui devrait bien t’aller.

D’où vient cet arôme qui rend les gens amoureux ? Basta, je coupe tout très court. Le brouillon. Les enchères. Les menaces. J’enfile tout comme un dessous chic car, ma culotte à bonne conscience elle sait compter jusqu’à trois. Un, deux, trois mais pas deux sans trois, surtout pas.

Je m’assieds, je regarde et je tape la cadence qui s’adaptera à mes pieds, tôt ou tard. Tout se broche dans ma tête et puis, finalement, vilain complot que les aléas.

Et puis, tout s’accélère, vous comprenez ?

 

 

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