Le 22 mai 2014

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Le questionnement du manque. L’envie de communiquer avec un corps qui n’a rien à dire. Mal entendre le silence. Savoir que l’on est lu mais pas vu. Endosser le doute comme sac à dos et partir en randonnée avec la colère en guise de compagnon. S’attacher à l’illusion. La situation me donne froid aux pieds. Mes oreilles sifflent. Le pendule fait de tous petits cercles. La vérité est mal chaussée. Le mensonge protège la raison.

Il est de dos, aussi subtil qu’une futilité. L’odeur claque dans l’air comme une bulle de savon. Il n’y a que les toits qui prennent le soleil pourtant, je ne suis pas à l’abri de l’insolation. Ma respiration hurle. Je ne veux pas qu’on me touche. Je suis assise dans l’indélicatesse. Je me souviens de la nudité. Le manque c’est un nom propre ou une présence ? Aujourd’hui fait écho. Le geste tâche même un sens propre alors que tout me semble au figuré. Je fais une queue de cheval de l’attente mais ça fait des bosses. Il y a des talons mais pas de chaussures. Il y a des crayons mais pas de papier, tans pis, je dessine dans l’air. Je fais des ronds. Il y a des feuilles mais il n’y a pas d’arbres. Il y a des tatouages mais il n’y a pas de corps. Il y a des cheveux mais il n’y a pas de tête. J’ai perdu la mienne ?

C’est risqué de ressentir, ça passe mal. Je ne veux pas qu’on me touche.

J’avoue j’en ai bavé pas vous…

Avant d’avoir eu vent de vous…

Il n’y a pas d’amour, je ne suis pas folle mais il y a de la bave et des cheveux en bataille. Je me bataille, je fais les poings, je tape nulle part car, cogner fait du bruit et je n’entends rien, pas le moindre signe de vie.

La méfiance porte une chemise quadrillée. Méfiez-vous des guitares elles ont tendance à sonner faux. Elles ont des cordes, cordes raides, raides comme un fil, fil de plomb sur le « oh » d’un temps d’arrêt.

Et ça siffle.

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