Le 1 mai 2014

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Le après est souvent bien plus conséquent que le avant. Il trimballe une valise d’odeurs, de sensations et la fermeture éclair peine à fermer les impressions. 

Le train s’en va quand même. Il continue de voyager dans la tête et dans les membres et les phrases dites dans le pendant laisse un vilain doute qui s’installe malgré l’envie de ne pas s’arrêter. La peur se donne le droit à d’autres nuances.

Ne pas toucher rend à l’instant toute sa fragilité, comme une fatigue à fleur de peau. Le contact devient aussi dur que du marbre froid, il pénètre la chair et donne des fourmillements.

Le baiser est indissociablement l’excellence de la séduction. Il est comme un biscuit apéritif croustillant qui s’autorise dès la première minute un goût de bien-être qui au fil des jours dégringole et ne laisse que le caprice d’une méfiance. On conserve la persuasion dans un bocal, on la regarde en espérant un demain alors que l’on n’est déjà pas bien sûr de savoir quoi faire d’hier.

La continuité s’offre le luxe d’un battement. D’ici là, la cuisson passe à point puis à la brûlure désireuse de récidiver. 

Parce qu’au final, si ça colle, on ne le sait qu’à la fin.

 

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