Le 20 avril 2014

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L’odeur rompt l’équilibre. Son rythme. Sa petite respiration aussi attentive qu’une virgule.

Renouveler la matière, la manière de respirer. Prendre contact avec les sens. Prendre autant de place que la seconde.

Sous les yeux d’un moment incertain, ne pas succomber, ne pas trop sentir pour ne pas avoir l’envie de fuir. L’illusion donne à la mise en scène ce que l’heure propice donne à l’empire c’est à dire la liberté de s’étendre en souveraineté.

Travailler sa musculature affective tout en localisant les sentiments physiques.

Permettez-moi que mon souffle s’appuie sur votre corps, sur cet os proéminent qui me rappelle le profil d’un nez. Or, je doute en largesse et densité.

L’intérêt n’a pas de reflet.

Il est certain qu’à chaque occasion, qu’à chaque mouvement, qu’à chaque bondissement je fasse une boucle, que j’emmêle la logique.

Redoutable lâcher prise. Pourtant, il ne s’agit pas quoi qu’on en pense d’apprendre à déraisonner. On parle de la peur de trébucher, de l’ignorance hagarde qui serre les yeux lorsque tout s’aplatit.

Instinct de survie. La lâcheté d’exhaler l’affectivité.

Spectre plastique inachevé singeant les formes qui s’imposent à l’image d’un cœur nomade.

Mon double a le souvenir long. Mémoire intoxiquée de secrets que le simple toucher effraie.

Le hasard est une matière charnelle, une abstraction du contrôle. La possibilité d’un grand écart.

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