Le 2 avril 2014

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Je me réveille et j’ouvre les yeux, je suis à Bruxelles. La lumière est gracieuse et hospitalière et le silence souffle des sous-entendus. Les perles et les inspirations sont accrochées comme des barrettes sur la chevelure des murs, murs à la couleur galante, couleur de caresses.

Six crayons stabilisent une paroi et donne du volume aux sens, aux traits d’union, aux lignes parallèles qui se charment et se raidissent sans jamais s’enhardir de se frôler de peur de mélanger la vie qui ose passer entre eux. Des symboles, des secrets, des incantations étendues qui s’étirent jusqu’aux plantes qui elles, tombent sous le charme de l’ambiance sans bouger une oreille.

L’armoire orgueilleuse et imposante de lourdeur occupe l’espace comme une impératrice trônant sur le parquet qui postillonne ses clous en guise de défense.

Un appartement énorme où l’écho se perd et où l’escalier perpétuel se cambre à travers les formes des barreaux comme un tapis sans geste dans le lait léger du matin.

Et même si la tête a parfois le col serré face aux pensées graphiques et maîtrisées qui comme une eau de toilette peine à se sentir au-delà d’autres parfums plus ronds et plus instinctifs, Bruxelles ceinture et nous tient droit face aux circonstances angoissantes.

 

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