Le 14 février 2014

464px-François-Hubert_Drouais,_Portrait_de_la_comtesse_Du_Barry_en_Flore_(1769)

Jeanne est magnifique, elle semble écriront les Goncourt, « réaliser l’idéal de la jolie femme française du XVIIIe siècle », parée de cent mille livres de diamants que le roi lui a prêtés, vêtue d’un habit de cour choisi par Richelieu, composé, selon les règles, d’un « corps » rigide à épaulettes, lacé dans le dos, avec des manches de petits volants en dentelles, d’une jupe richement garnie soutenue par un immense panier, à demi couverte par une queue mobile, le tout proprement éblouissant. Mais elle est surtout coiffée d’une manière si originale qu’il a fallu plusieurs heures afin de confectionner un tel échafaudage réalisé uniquement grâce à ses magnifiques cheveux. C’est le grand coiffeur de l’époque, Legros, ancien Figaro de la Pompadour, qui s’est chargé de « l’échafaudage » de la comtesse. C’est en effet un travail proprement dantesque : la coiffure est en hauteur, ornée de boucles, « dragonne », « brisures », « béquilles », etc, clou de la pièce, des fleurs naturelles dont les queues trempent dans de fines bouteilles d’eau dissimulées dans la chevelure de la comtesse.

Madame du Barry de Jacques de Saint Victor

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