Le 15 novembre 2013

YDsmNsz

Un caprice à six heures de route sur la côte pacifique de l’embarras. Un verger. Un potager. Des rosiers. Des herbes folles. Des gestes suspendus à perte de vue attestent de la présence d’une contenance, d’une manière qui joue tranquillement dans l’herbe, sous l’œil attentif de l’indiscrétion.

L’imprudence à la dent dure. Le mal de ventre embrasse sous les clochers. Le coup des sept heures ravale les façades. L’imaginaire débridé part au galop et la courageuse boit sec rhum et whisky. Elle est rondement gavée de défis. Elle reprend trois plats en sauce en même temps que le moral.

Lui, un homme, de ses pieds tire des résonances. Elle, une femme, claque des talons brûlant les pieds de l’âme. A tous deux, la serviette poétique nettoie les mots de la bouche.

Ordonner un chaos, voilà une création. Création assise, massive, définitive. Une création qui fait appel à des acteurs, des acteurs qui bouleversent tout ce qu’on avait imaginé. Alors, les références à la vie. La vie faussement figé. Rien n’est figé, tout bouge. En dix minutes, dix années passent puis s’attachent à ce qui dérange pour que rien ne bouge.

Et le présent comme une psychanalyse, hors de ma langue maternelle, paternelle, personnelle, tant les sons se mêlent aux sens.

Illustration : Dimitri Petrachenko

Publicités