Le 13 novembre 2013

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Comment le réel tient si ce n’est qu’à un fil ? C’est ce que me dit le clin d’oeil + 1, deux clins d’oeil humides.

Obstinément. Quand la nuit bave, quand elle renifle, je reste là, dans le petit jour.

Si mourir arrive à tout le monde, est-ce que les morts restent quelqu’un ?

Beaucoup d’autres que moi on vu ce mouvement, l’on gardé comme un geste codé avant qu’il n’explose en bombe émotive et ne s’éparpille en messages secrets.

Avec le temps, avec le temps va tout s’en va.

On est débordé. On est mordu autant qu’on mord. La dérobade s’apparente à une morsure. L’attente à la dent dure. Cela ne suffit pas. Il faut aligner ses intentions dans un tableau aussi intranquille que l’esprit qui souligne merveilleusement le manque d’attention du sens.

Le scrupule garde ses cheveux noirs mais un gominé peut légèrement saler mes tempes.

Le hasard me pend au nez. Je réduis, non, je sucre concrètement ce coup d’oeil amèrement involontaire.

Le désir n’a pas de sang-froid. Je ne veux pas y aller, je ne veux pas passer la porte ni être prise les doigts dedans.

Que des grand mots qui friment dans leur corset. Cet article occupe l’espace du mensonge et rit comme on méprise.

Mon inspiration a les doigts secs et nerveux mais elle s’est mise à danser dans ce décor banal à crever sur une mélodie en si.

« Si la nature n’était pas séductrice, les prairies croiseraient les jambes.

Si tomber n’existait pas, les somnambules se promèneraient plus que jamais sur le bord des toits.

Si les nuages ne se musclaient pas, on dirait que le ciel à le ventre mou.

Si le surréalisme n’existait pas, la littérature aurait des béquilles »

L’émoi borde chaque mot. L’équivoque meurt à ce point final.

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