Le 20 octobre 2013

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Une fuite de pas. Des souliers fragiles aux semelles léchantes, taillés pour un pieds fin, mènent la course. Des traces précipitées, peureuses reflètent la rapidité assourdissante d’une raison retardataire.

Le mouvement traverse une flaque de frousse puis se jette à corps perdu dans les ruelles séduisantes qui réduisent un écho intermittent qui naît par un simple claquement.

Les talons sursautent, pressentent le souffle qui manque aux pavés qui parfois retiennent leur attention.

Pieds légers passent dans un souffle amer mais se rappellent des mots doux, fine dentelle issue d’une gorge. Course combattante en permanence. Le croche pieds me fait du pieds.

Enjamber les caprices les plus grossiers. Danser tout ce qui passe par la tête.

Où est la franchise du talon masculin quand celui féminin bégaie ?

Le lâcher prise là où il n’est plus question que la nuit tombe et se relève.

De l’idiot partout. Porter ses pas de l’amour faible à l’amour navrant mais qui laisse un goût même piétiné.

L’absurdité d’une foulée quand le corps laisse libre court à sa spontanéité.

L’exclusif a déserté.

L’hystérie comme un moyen suprême d’expression.

Mes escarpins s’emmêlent dans mes lacets. Les empreintes ne sont que des sous-entendus face à l’autorité d’un coup de pieds. Mes pieds bourdonnent. Je ne trouve pas mon rythme, cette démarche à créée un ventre mou.

Ne soit pas sotte sottise, tu n’as qu’à suivre tes pieds tout en croisant les doigts en espérant que ceux-ci ne te fassent pas un pieds de nez.

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