Le 17 octobre 2013

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Faire autant de gros plan suppose une confiance dans ce que le visage peut exprimer et très vite j’ai tendance à soupirer sur l’image qui se recroqueville là où un petit point d’honneur porte une trace légère, une trace de corruption intraitable. Platitude de mesquinerie. Effervescence.

Préférer être la statue insensible d’une émotion inouïe car seule la faiblesse et les beaux instants tremblent.

J’entends l’orgue taloneux des grillons. Je m’arrête tout en laissant mes pieds bouche bée.

Je suis un lieu tapissé de miroir sans reflet. Un lieu sans héros. Réveil d’un corps amnésique par une psychothérapie.

Fourche ma langue sur l’attente solennelle d’un claquement de doigt. Je tente de rentrer dans la robe du présent. Je remonte comme le liquide d’une paille ma fermeture éclair mais le présent est trop grand pour moi. Je pensais pourtant avoir compris le sens des proportions. Naïve vanité.

J’organise le frisson. Je le manipule. Je lui découpe le bout du nez et laisse pousser le mensonge qui pousse la sottise qui elle mime l’impudence comme un protocole.

Le malentendu a rendez-vous avec la bile. J’ai reçu l’ordre de ne pas bouger sinon l’inavouable enlèvera ses lunettes de soleil et se nettoiera les oreilles avec quelques vérités justificatives.

Post-scriptum. Je n’entends rien, mes yeux sont bouchés.

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