Le 4 octobre 2013

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Nous étions tous les deux assis aux confins du 5 octobre, la possibilité du lendemain débordait déjà. Sa bouche amadouait les sons que je voulais lui répéter et bâtissait en moi des choses qui se métamorphosaient en sous-entendu.

Et nous chassions divers animaux car ses gestes me plongeaient dans la gueule du loup à la vitesse d’un cheval de course et capturaient à mes pas le lièvre plaisir qu’apporte la légèreté d’une hirondelle.

Images à l’envers comme on peint les plafonds ambivalents de la cupidité salissante d’une tâche de vin inconnue aux corps.

Être ou ne pas être en déraison, vaste alphabet des sens qui a perdu sa route et préfère s’asseoir sur les cailloux du retour à la norme. Le retour comme une politesse n’est pas aimable, il laisse des barbouillements au sommeil inconnu.

Chasse à courre aux hanches épaisses, la séduction passe des perles à son cou et lorsque nos yeux s’aimèrent le temps d’un instant, nous ne vieillirons pas ensemble car je pousse le vice jusqu’à ce qu’il mette mes envies en sourdine. Mime du langage et de la conjugaison, je traverse les toiles et les toits de maisons que je n’ai pas sur la tête.

Les dents sont utiles, soit qu’il s’agisse de manger des pommes ou de tuer le temps. Et les bouches avalent des trèfles à quatre feuilles et s’habillent d’herbes bonnes et mauvaises.

Balançoire bonjour sans cigarette.

Puis, il s’en va en lignes courtes et en ponctuations silencieuses.

Quand le loup chassé se repose sur un banc, son regard éponge toute mon attention. Accroissement d’un brouillard de pupilles imprévues.

Garçon de quoi écrire…

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