Le 27 septembre 2013

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Mon corps se reconstruit, il s’élève comme un château de sable tandis que mon mental tasse tout. Il joue du temps comme un violon qui dispense à mes oreilles une mélodie en si, si comme mièvre passivité qu’est la mienne à attendre le bon moment, la bonne personne, la bonne occasion de grimper à l’échelle pour qu’enfin quelqu’un agrippe mes doigts.

Il y a des rencontres, des phases de certitude, des regards têtus qui ne nous lâchent pas. Des craintes d’être perdu de vue vu la situation instable de l’état des corps habités par la vie.

Dernièrement, j’ai trahi la nuit avec l’excitation de l’éveil. Les sens me font parfois passer pour une incomprise face à la générosité dont fait preuve le mental.

J’ai embué le miroir pour ne pas voir, mon reflet inexistant est bien plus rassurant. Mais la vie gratte la buée avec son ongle jusqu’à saigner l’image et montrer un cœur qui bat. Le réel rend tout acte beaucoup plus conséquent.

En effet, il tombe comme une miette de ma bouche. A force d’avoir mâché du pain sec, il clarifie ma sombre idée du hasard portant mon intérêt sur un nuage de lait comme une inexpérience liquide.

C’est comme si nous nous connaissions déjà un peu à force de nous croiser et de nous ignorer.

 

En ce qui concerne la météo ; l’été indien rend tout beaucoup plus masculin. Le ciel manque de féminité sans les courbes sensuelles des nuages.

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