Le 19 août 2013

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Danser encore une fois sur le fil lunaire, là où l’inspiration jette un pont sur les idées.

L’écriture reprend son souffle face à un pays qui porte des pastèques en guise d’épaulettes.

C’est sur ce fil que je me tiens à présent, un parfum de ballet russe coulant comme une plaque de beurre.

L’amour des trois oranges sonne à la porte de mon bonheur.

Ma patience est aussi tombante qu’un rideau, elle cache le bout de mes doigts.

Je vois des gens courir à la télévision, je les suis la bouche pleine de flan.

C’est ferragosto, les feux d’artifices chatouillent les aisselles du ciel, on entend leurs échos se marrer de nous, têtes d’épingles qui pintons sur des souvenirs d’enfants.

La vie se brise comme un oeuf au plat dans mon bat ventre.

Comme à fleur de vie.

L’excitation à le col remonté et la frustration porte un manteau long jusqu’aux pieds.

Ma pomme porte des gants blancs.

Les sentiments, les sourcils froncés, ont une crampe aux mollets, ils nous empêchent d’avancer sans boiter.

Mes omoplates photographient ce que je n’ai su voir.

Il range son porte-feuille, son argent et sa dignité.

Sa cravate est courte et ses idées aussi.

La normalité est aussi rare que la norme.

Il n’a pas de mouchoir dans la bouche ni sa langue dans la poche ou le contraire.

Je me dessine des grains de beauté pour paraître plus pointilleuse.

Je joue quitte ou double, je quitte et double.

Une pièce de trois euros s’est pris mon talon dans l’oeil.

Les vaporetti tissent d’une rive à l’autre et l’horizon a le poil court.

Les gondoles comme des cures-dents se faufilent entre la dentition de l’architecture.

Les nuances ont les jambes lourdes.

L’impatience écarte les bras.

Le chat est agile mais la frustration aussi.

 

Je m’assieds dans mon corps, vie aux 1000 visages.

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