Le 22 juin 2013

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Puis, elle montait devant lui, mollement, avec un déhanchement musical, son corps comme une musique légère qui pour un temps vous laisse dans l’esprit comme une ritournelle. Son manteau d’une couleur de terre franche masquait une fourrure souterraine, une fourrure mousseuse et délicate qui donnait lieu à une conversation avec son buste coulant, laissant libres ses deux épaules qui elles, la bouche grande ouverte, étaient prêtes à mordre la moindre attention de sa part. Celles-ci, pâles comme de la crème, fuyaient sous l’enchaînement d’une dentelle agile qui se perdait jusqu’aux omoplates.

Son cou s’élançait avec dédain, s’épanouissant et s’imposant avec impertinence. Un maintient adroit et délié, comme une suite logique.

Les cheveux tordus formaient un noeud sous la morsure des épingles et quelques mèches marchaient derrière l’élégance de sa nuque avec une gravité irréprochable.

Elle s’exprimait avec de petites pauses, ses paroles tombaient sur le sol comme de la peau morte et sa voix insinuante, entourée de deux lèvres ingénieuses couleur carmin , sautait à pieds joints et avec innocence jusqu’à ses oreilles.

Elle avait ce regard involontairement amoureux et voluptueux qui trouble tous les hommes et qui allume soudain un picotement de désir.

Elle se mordit la lèvre malicieusement, une sorte de finesse ironique dans les angles les plus sourcilleux de la séduction.

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