Le 20 juin 2013

2013-06-20 13.56.02

Tout mon passé, tout mon présent se dissoud, se détache de ma conscience et tombe ainsi comme une fragile dépouille, une enveloppe vaine.

Je danse toute seule devant mon miroir, faisant des ronds de jambes à mes pensées négatives, injectant une drogue dure aux incidences. Sans un mot, l’incertitude au bout du couloir et mon coeur qui tremble au moindre regard.

Les minutes déraisonnent, les lampadaires ont eux aussi un air impatient, même les cailloux se donnent un air important.

Qu’il est loin le temps sage, le temps sans visage et sans expression. Mon bas ventre ôte enfin ses gants pour un plaisir direct. Volatiles, mes idées frissonnent tandis que l’ennui fait naufrage sur l’île de Ré.

Corps en arrêt qui fait le point des circonstances, intevalle régulier d’une longue durée. L’excitation mine de rien, l’air de tout emporter. Entracte, interligne, suspension, battements. Battements de cils pour lui, celui qui va et vient dans un chassé-croisé, un quiproquo tout en souplesse, en finesse, un grand écart dans l’adaptabilité d’un synchronisme. Il avait une expression malicieuse, une sorte de finesse ironique dans les angles de la bouche.

 

L’attente possède cette tièdeur voilée, très molle, presque estivale tandis que l’empressement renifle tel un vent furieux enlevant paroles, gestes et sourires aux à-propos.

Souffle comme un vent de liberté, liberté complète. Celle qu’il est nécessaire de conserver jusqu’à l’ivresse : Habere, non haberi. Sinon, place aux regrets, vaine pâture d’un esprit oisif .

 

Je trinque au passé et au long silence obscur de l’absence.

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