Le 25 mai 2013

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Elle est debout sur mes paupières. J’ai la beauté farouche, c’est facile et heureux de casser des noix sur les toits indulgents.

Aride. Anguleux. Ardu.

La pluie nue est sentimentale. J’aime la pluie nue, elle est vieille, elle a mille ans mais elle est belle.

Toujours monte dans les joues, me dit-elle. Ça chauffe, ça picote comme des fourmis qui bougent.

Courageuse, elle embrasse ses peurs à pleine bouche. Elle apprend. Elle côtoie. Elle colorie. Madame à la robe un peu lourde, quand même. Lourde de sens.

La princesse ne fait pas le poids contre la reine !

 

Au tour des baisers de s’entendre, les fous et les amours. Les occasions se passent autour du cou comme un collier de trac. La voix olivée ronde et verte.

Peindre d’un pinceau adolescent la plus courtisane des couleurs de la méconnaissance. Pensées hygiéniques contre envies boueuses.

Mon œil gauche à la tête ailleurs, ma vue est pâteuse, elle est comme une grosse assiette de spaghetti où on n’y comprends plus rien. J’ai peur de manger. Focalisation malicieuse. Sauce tomates douteuse.

 

Il parait que je suis la clef, je suis ma clef. Je tâte et je tâtonne comme une Alice au pays des merveilles et je tombe dans le trou des serrures qui me renifle comme des opportunités lumineuses.

Juin-Juillet seront heureux et chanceux, ils ont un linge de bain sur l’épaule et je souris de cette lumière qui me pique le nez.

J’éternue sur l’anxiété et mon corps, histoire d’une affinité secrète entre eux deux.

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