Le 6 mai 2013

2013-05-06 18.39.21

Tu entends ces sabots et ce coeur qui bat ? C’est celui de notre enfance jamais inachevée. On cherche, on respire, on se fait de la place. On se remplit, on se bourre, on s’enfle de cette vie qui nous donne le vertige. On tourne, on perd pieds mais on oublie jamais de respirer.

Je fais de la place sous mes côtes, je meuble autrement, j’aère. Gentiment.

On n’arrache pas un corps comme ça à ses habitudes. On devrait mourir du passé pour pouvoir sentir le présent et son innocence. On essaie, on y travaille, on y parvient même parfois.

Il n’y a pas d’âge pour grandir ; il y a un moment de naissance, un moment de mort mais tout le reste est à écrire et à consommer. Je dirais même qu’il n’y a pas d’âge. Parfois, le vécu nous rend vieux parfois le manque d’expérience nous rend candide. Parfois la tristesse et la nostalgie nous rendent enfant, parfois l’assurance nous rend indomptable.

Godard disait « Sauve qui peut la vie » ; la subjectivité des jours nous fait interpréter le titre tantôt comme une fuite, tantôt comme un besoin de la serrer très fort.

Faire connaissance : Entrer en relation avec une personne pour la première fois. Sans a priori et sans aucune connaissance de cause. Gestes parfois pleins de sous-entendus, pleins de subtilité, connaissance anodine.

Connaître selon les usages ou ne pas connaître du tout. Vouloir apprendre sur l’autre parce que à première vue. Dire oui pour dévoiler une voix, une odeur ou une manie.

En résumé : A priori peut être, a posteriori sûrement.

Au pas, au pas. Au trot, au trot. Au galop, au galop. Boum, Badaboum. La recherche de soi comme une course effrénée.

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